Vous devez vous demander : Mais c’est quoi Pacer?

On appelle ça aussi « faire le lièvre » ou « meneur d’allure » sur une course (sur une portion de course, un 10km, 21km, 42.195 km ou plus ) pour un ami ou plusieurs ça dépend de vous

Et je vais vous raconter mon retour d’expérience sur ce joli rôle après l’avoir fait sur un 10km et sur le marathon de Bordeaux pour Alexis et Yazid que je raconterai dans un autre article

Le rôle du Pacer avant la course: Motiver et Conseiller

Le rôle du « pacer » commence bien avant la course.

Dans un premier temps il faut avoir de l’expérience sur la course qui est visée par ton compagnon pour lui apporter tes conseils de préparation, de nutrition, d’allures et de préparation mentale.
Lui dire ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné également.
Il faut motiver les troupes, prouver que l’objectif, que la ou les personnes visent, est tout à fait réalisable. Oui, puisque tu es passé par là, tu sais que c’est réalisable!
Tu seras, quelque part un peu un coach

Bon, généralement si tu fais « pacer » c’est que l’objectif est largement à ta portée  … sinon on te demanderai pas ton aide   l’objectif qui est visé, il faut l’avoir réalisé ou avoir fait mieux  Et oui sinon tu pourrais pas accompagner la personne sur sa course

Personnellement je me suis également entraîné avec les personnes avec qui j’ai fait le « pacer » pour les connaitre un peu mieux au niveau de l’allure et de leur foulé.
Cela peut être utile pour desseller les signes de fatigue ou en cas de défaillance.

Sur la course : Métronome, Motivant, Généreux

Sur la course il faut que tu sois le référent du chrono, un véritable métronome. La personne qui est avec toi, te fera totalement confiance en tout point. Même si elle regardera son chrono par réflexe ou pour t’embêter. Elle te suivra, mais attention tu dois faire attention également à son état de forme et c’est à toi de la conseiller, de t’adapter à lui/elle.

Si tout se passe bien tu n’auras pas trop de difficulté à emmener la personne jusqu’au bout et voir même à lui faire battre son objectif.

Le plus gros du travail sera au moment où ton acolyte a une ou des défaillances.
Là il faut trouver les mots, motiver la personne, lui faire penser à autre chose et l’aider au maximum.

Sur les différentes courses en tant que « pacer » il m’est arrivé de faire plusieurs choses:

  • Étirer les muscles,
  • Masser
  • Gérer les ravitos
  • Parler de tout et de rien
  • Faire rire (oui, ça fait oublier la situation )
  • Motiver
  • ….

Ton seul but sera d’amener au bout de la course la personne avec qui tu es!
ON COMMENCE ENSEMBLE ON FINI ENSEMBLE!

Bon s’ils sont plusieurs cela sera impossible si une personne a une défaillance. La c’est à voir avec ce que tu t’étais fixé comme objectif.
( Personnellement, à chaque fois que j’ai fait « Pacer » je l’ai fait pour 1 personne. Si d’autres voulaient se greffer à l’aventure, il y avait pas de problème mais ma priorité était la personne avec qui je m’étais engagé. )

Je ne vous dirais pas comment faire tout ça car cela dépend de votre personnalité et des mots que vous utilisez.
Ce qu’il fonctionne le mieux pour moi c’est de jouer la carte de l’émotionnel:

«Pense à la ligne d’arrivée quand tu vas la franchir!  »
«Tu seras fièr(e), pense à tes enfants, ta femme, ta famille »
« Cette course tu la fais pour quelqu’un? « (hommage)

Bon je vous en passe et des meilleurs, en fait ce sont les phrases qui trottent dans ma tête lorsque je fais mes courses. Cela me permet de m’évader et de penser à autre chose et de me motiver en pensant aux gens que j’aime. Et si ça marche pour toi, ça peut marcher pour les autres.

Sinon tu peux aussi utiliser des citations pour motiver. Ma préférée reste celle ci :
La douleur est éphémère mais la victoire est éternelle

Tout au long de la course, il faudra essayer de trouver les mots, tu finiras sans doute avec une extinction de voix

Pacer pour Alexis sur le marathon de Bordeaux en 4h35

Fin de course

Le moment de délivrance pour tout le monde.
Et surtout la plus belle de récompense… Non ce n’est pas la médaille.

Mais ce simple « Merci » qui veut tout dire! Et souvent le sourire ou les larmes de ton / ta partenaire.
Ce sont les plus belles récompenses et tu garderas ça en tête pendant un sacré bout de temps.

Et cela vous aura rapproché, et bien oui passer 10km/ 21km /42km ça rapproche énormément.
Et c’est ce que j’adore dans le sport, dans ces moments là, personne ne peut cacher qui il est, sa personnalité et ses valeurs.

Et pour le « pacer » tu en sortiras grandi ! c’est garanti.
Pour ma part cela à toujours était un grand plaisir de le faire.

Et si tu le faisais pour un ou une amie?

Damien Jeannenez  : Ambassadeur Kiwami Racing TEAM

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